
L’Académie diplomatique de Nouakchott a abrité du 13 au 14 mai 2026, les travaux de la 1re édition du forum annuel de dialogue entre producteurs et utilisateurs de données sur la disponibilité des statistiques de genre.
Ce forum organisé par le ministère des Affaires économiques et du Développement en collaboration avec ONUFEMMES, a pour principal objectif de de réunir l’ensemble des producteurs et utilisateurs de statistiques de genre afin de créer un cadre structuré d’échanges entre producteurs et utilisateurs de statistiques de genre et d’améliorer la pertinence, l’accessibilité et l’utilisation des données dans la formulation, le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de développement.
Cette rencontre a réuni des cadres du MAED, de ONUFEMMES , des représentants du ministère de l’Education et du MASEF. Etaient présents également des responsables de la police, de l’ANSADE, des responsables des organisations de la société civile, des journalistes.
Dans son mot d’ouverture, le conseiller économique au ministère des Affaires économiques et du Développement, M. El Moustapha Sidi Mohamed, a souligné la nécessité de la disponibilité de données fiables est une condition essentielle pour renforcer l’efficacité des politiques publiques, notamment dans les domaines de la réponse à la violence basée sur le genre, de la planification des programmes et de la prise de décisions fondées sur des données précises.
La Coordinatrice résidente du programme des Nations Unies, Mme Aurélie Fabre, a affirmé que l’organisation de cette édition du dialogue entre les producteurs et les utilisateurs de données statistiques dans le domaine du genre témoigne du niveau de coopération existant entre le ministère des Affaires économiques et du Développement et ONU Femmes.
Deux jours durant, les participants ont abordé les principaux thèmes relatifs aux enjeux liés à la disponibilité et à l’utilisation des données de genre en Mauritanie.
Les grands axes du forum
Ce forum a été pour les producteurs (instituts de statistique, ministères, observatoires, etc.) une occasion de mieux comprendre les besoins des différents profils d’utilisateurs ; Promouvoir des mécanismes réguliers de diffusion et de valorisation des données produites ; Échanger sur les innovations et bonnes pratiques pour produire des données plus inclusives et désagrégées. Enfin pour les utilisateurs les principaux objectifs seront, pour société civile : disposer de données fiables pour le plaidoyer et le suivi citoyen ;
Pour les universitaires et chercheurs : accéder à des données plus détaillées pour l’analyse, la recherche et la production de connaissances. Pour les partenaires techniques et financiers : utiliser les statistiques de genre pour l’orientation, le suivi et l’évaluation des programmes de coopération. Et pour les décideurs politiques : disposer d’éléments factuels pour l’élaboration de politiques publiques sensibles au genre.
Dans les présentations et communications, il a été question des échanges sur les défis liés à la production de données désagrégées, à la mesure des violences basées sur le genre, à la participation économique des femmes, ainsi qu’au renforcement de la coordination institutionnelle au sein du système statistique national. D’emblée, tout au long du déroulemet des activités de ce forum, les présentateurs ont évoqué l’importance des outils qui peuvent contribuer à la collecte des données et des statistiques qui pourront faciliter la mise en place des projets et des programmes dans le lutte contre les inégalités et le chômage.
Ce forum a instauré un cadre structuré de dialogue entre producteurs et utilisateurs des données, afin d’améliorer la qualité, l’accessibilité et l’exploitation des statistiques dans l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques publiques. A noter que les panels des sessions techniques ont identifié les priorités nationales en matière de statistiques de genre afin d’élaborer une feuille de route opérationnelle.
De l'avis des participants, cette édition a été une réussite partant des principes de la qualité de l'organisation, du niveau de l'animation, de la participation et des échanges.
Et, lors de la clôture des travaux, les cadres du MAED et les animateurs ont insisté sur le fait que les producteurs et utilisateurs collaborent dans le but d’améliorer la pertinence, l’accessibilité et l’utilisation des données dans la formulation pour le suivi et l’évaluation des politiques de développement.
Pour rappel, des spécialistes en communication de ONUFEMMES notamment Khady Ba et Rokhya NGOM basées à Dakar étaient de la partie. A côté, des cadres mauritaniens, elles avaient animé le forum sous différents angles.
Par Aboubakrine SIDI


































